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ACRE auto-entrepreneur 2026 : taux, conditions et demande

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Informations vérifiées le 26 août 2026. Ce guide s’appuie sur l’Urssaf, Service Public, France Travail et le décret n° 2026-69. Les règles ci-dessous concernent principalement les micro-entreprises créées ou reprises depuis le 1er juillet 2026. Pour une situation particulière, demandez une confirmation écrite à l’Urssaf.

L’ACRE auto-entrepreneur réduit temporairement les cotisations sociales au démarrage. Depuis le 1er juillet 2026, l’exonération est de 25 % : le bénéficiaire paie donc 75 % du taux normal. Ce n’est plus une division par deux des cotisations pour les nouvelles micro-entreprises.

L’aide n’est ni automatique ni ouverte à tous. Il faut remplir un critère d’éligibilité, ne pas avoir bénéficié de l’ACRE pendant les trois années précédentes et transmettre une demande complète à l’Urssaf dans les 60 jours suivant la date de début d’activité.

ACRE 2026 en bref
  • Avantage actuel : réduction de 25 % des cotisations sociales pour les micro-entreprises créées ou reprises depuis le 1er juillet 2026.
  • Durée : jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant celui du début d’activité.
  • Délai : demande à déposer dans les 60 jours suivant l’ouverture de l’activité.
  • Décision : l’Urssaf dispose de 30 jours ; en l’absence de réponse, l’ACRE est considérée comme accordée.
  • Point de vigilance : l’ACRE et l’ARCE sont deux aides différentes ; l’obtention de l’ACRE est toutefois nécessaire pour demander l’ARCE à France Travail.

Qu’est-ce que l’ACRE en 2026 ?

L’ACRE signifie Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise. Pour un micro-entrepreneur, elle prend la forme d’un taux de cotisations sociales réduit appliqué au chiffre d’affaires encaissé. Si le chiffre d’affaires est nul, aucune cotisation proportionnelle n’est due, mais la déclaration reste obligatoire.

La réduction concerne les cotisations incluses dans le régime micro-social. Elle ne transforme pas les cotisations en impôt et ne supprime pas les autres prélèvements éventuellement applicables, comme la contribution à la formation professionnelle ou le versement libératoire de l’impôt sur le revenu si vous avez choisi cette option. Pour comprendre la base de calcul, consultez notre guide sur les cotisations sociales du micro-entrepreneur.

Les entreprises créées avant le 1er juillet 2026 peuvent relever de l’ancien taux d’exonération de 50 % jusqu’à la fin de leur période ACRE. La date de création ou de reprise est donc déterminante : il ne faut pas appliquer rétroactivement les nouveaux taux à une activité plus ancienne.

Qui peut bénéficier de l’ACRE ?

Trois conditions générales doivent être réunies :

  1. être au début d’une activité créée ou reprise ;
  2. ne pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des trois années précédentes, délai apprécié à partir de la fin de la précédente période d’exonération ;
  3. appartenir à au moins une catégorie éligible.

Pour une micro-entreprise, les principales catégories d’éligibilité indiquées par Service Public sont les suivantes :

  • demandeur d’emploi indemnisé, notamment bénéficiaire de l’ARE ou de l’ASP ;
  • demandeur d’emploi non indemnisé inscrit à France Travail au moins six mois au cours des dix-huit derniers mois ;
  • bénéficiaire du RSA ou de l’ASS ;
  • personne âgée de 18 à 25 ans révolus ;
  • personne de moins de 30 ans non indemnisée faute d’une durée d’activité suffisante, ou reconnue handicapée ;
  • salarié ou personne licenciée reprenant une entreprise en sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire ;
  • personne sans emploi ayant conclu un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) ;
  • créateur ou repreneur implanté dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ;
  • créateur ou repreneur implanté dans une zone France ruralités revitalisation (ZFRR ou ZFRR+) ;
  • bénéficiaire de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE).
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Le simple fait d’être micro-entrepreneur ou travailleur indépendant ne constitue pas à lui seul un critère d’éligibilité. Chaque situation doit être prouvée par le justificatif demandé : notification de droits, historique France Travail, attestation d’allocataire, pièce d’identité, justificatif d’adresse ou document équivalent.

La liste détaillée des pièces figure dans la fiche officielle ACRE de Service Public.

Quels sont les taux ACRE applicables depuis juillet 2026 ?

Pour une micro-entreprise créée ou reprise depuis le 1er juillet 2026, le taux avec ACRE correspond à 75 % du taux normal. Les taux officiels publiés pour 2026 sont les suivants :

Nature de l’activité Taux normal 2026 Taux avec ACRE Réduction
Vente de marchandises et hébergement éligible (BIC) 12,3 % 9,3 % 25 %
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) 21,2 % 15,9 % 25 %
Autres prestations de services et professions libérales hors Cipav (BNC) 25,6 % 19,2 % 25 %
Professions libérales relevant de la Cipav 23,2 % 17,4 % 25 %
Location de meublés de tourisme classés 6 % 4,5 % 25 %

Attention : ces taux sont ceux des cotisations sociales. Ils n’incluent pas la contribution à la formation professionnelle ni, le cas échéant, le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Une activité mixte doit ventiler son chiffre d’affaires par nature d’activité.

Combien l’ACRE permet-elle d’économiser ?

Les exemples suivants utilisent les taux applicables aux activités créées depuis le 1er juillet 2026. Ils comparent uniquement les cotisations du régime micro-social, hors impôt et contributions additionnelles.

Exemple 1 : consultant en BNC avec 40 000 € de chiffre d’affaires

  • sans ACRE : 40 000 × 25,6 % = 10 240 € ;
  • avec ACRE : 40 000 × 19,2 % = 7 680 € ;
  • économie estimée : 2 560 €.

Exemple 2 : activité de services BIC avec 35 000 € de chiffre d’affaires

  • sans ACRE : 35 000 × 21,2 % = 7 420 € ;
  • avec ACRE : 35 000 × 15,9 % = 5 565 € ;
  • économie estimée : 1 855 €.

Exemple 3 : vente de marchandises avec 80 000 € de chiffre d’affaires

  • sans ACRE : 80 000 × 12,3 % = 9 840 € ;
  • avec ACRE : 80 000 × 9,3 % = 7 440 € ;
  • économie estimée : 2 400 €.

Le gain dépend du chiffre d’affaires réellement encaissé pendant la période d’exonération. Une prévision annuelle ne suffit donc pas : le calendrier de démarrage et la montée en charge de l’activité comptent autant que le taux.

Combien de temps dure l’ACRE ?

Pour un micro-entrepreneur, le taux réduit s’applique jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant la date de début d’activité déclarée. La durée effective peut donc être comprise entre environ neuf et douze mois.

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Exemple : une activité commencée le 3 septembre 2026 bénéficie de l’ACRE jusqu’au 30 juin 2027. Un démarrage au 1er juillet 2026 conduit à la même date de fin, mais permet de profiter du taux réduit pendant douze mois complets.

Ne retardez pas artificiellement une activité rentable uniquement pour gagner quelques semaines d’exonération. Le début de trimestre est avantageux lorsque le calendrier commercial le permet, mais la date déclarée doit correspondre à la réalité de l’activité.

Comment demander l’ACRE à l’Urssaf ?

1. Finaliser la création de la micro-entreprise

Effectuez les formalités sur le guichet unique des formalités d’entreprises, puis téléchargez le justificatif de création d’activité. Notre guide sur la création d’une micro-entreprise détaille l’ordre des démarches.

2. Remplir le formulaire ACRE officiel

Utilisez le formulaire ACRE pour micro-entrepreneur proposé par l’Urssaf. Évitez les modèles non datés récupérés sur des sites tiers.

3. Joindre les justificatifs

Ajoutez le justificatif de création d’activité et la pièce correspondant à votre situation : notification France Travail, historique d’inscription, attestation RSA ou ASS, pièce d’identité, justificatif de handicap, preuve d’implantation en QPV ou ZFRR, etc.

4. Transmettre le dossier dans les 60 jours

Envoyez la demande depuis la messagerie de votre espace Urssaf, idéalement sans attendre la fin du délai. Conservez le formulaire, les pièces et la preuve de transmission. L’Urssaf dispose de 30 jours pour statuer.

La fiche ACRE de l’Urssaf reste la source à vérifier au moment du dépôt, car le canal et les pièces peuvent évoluer.

ACRE, ARE et ARCE : comment les articuler ?

L’ACRE réduit les cotisations sociales. L’ARE maintient tout ou partie des allocations chômage selon les revenus de la nouvelle activité. L’ARCE transforme 60 % des droits ARE restants en capital versé en deux fois. Ces dispositifs n’ont donc ni la même fonction ni le même payeur.

  • ACRE + ARE : combinaison possible si vous conservez l’ARE et déclarez votre activité à France Travail ; le montant versé dépend des règles de cumul et des revenus déclarés.
  • ACRE + ARCE : combinaison possible et même nécessaire, puisque l’ARCE suppose de bénéficier de l’ACRE.
  • ARE ou ARCE : le choix doit être fait selon le besoin de revenu mensuel, de capital initial et le risque du projet ; il ne faut pas le réduire à une simple comparaison de pourcentages.

Pour choisir, partez du guide des aides France Travail pour créer une entreprise, puis consultez notre dossier complet sur l’ARCE 2026 et celui consacré au cumul ARE et activité indépendante.

L’ACRE fonctionne-t-elle aussi en société ?

Oui, mais les règles de calcul ne sont pas celles du régime micro-social. Un dirigeant de société doit notamment exercer un contrôle effectif dans les conditions prévues par les textes. Pour les travailleurs indépendants hors micro-entreprise, l’exonération dépend aussi du revenu professionnel et devient dégressive au-delà d’un certain seuil.

Ne réutilisez donc pas les taux du tableau micro-entrepreneur pour une SASU, une EURL ou une SARL. Commencez par comparer SASU et EURL ou consultez le guide pour créer une SASU, puis faites valider le traitement social de votre mandat.

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Six erreurs fréquentes à éviter

  1. Croire que l’ACRE est automatique : une demande est obligatoire en 2026.
  2. Appliquer encore la réduction de 50 % : elle ne concerne pas les micro-entreprises créées ou reprises depuis le 1er juillet 2026.
  3. Utiliser un taux BNC de 24,6 % : le taux normal hors Cipav est passé à 25,6 % en 2026.
  4. Dépasser 60 jours : préparez les justificatifs avant ou immédiatement après l’immatriculation.
  5. Confondre ACRE et ARCE : l’une réduit les cotisations, l’autre verse une partie des droits chômage en capital.
  6. Supposer qu’un statut suffit : être micro-entrepreneur n’est pas un critère d’éligibilité en soi.

Comprendre la réforme ACRE 2026 en vidéo

La vidéo ci-dessous explique le passage de 50 % à 25 % et le calendrier de la réforme. Elle a été vérifiée comme accessible le 26 août 2026. Les conseils invitant à créer avant le 1er juillet sont désormais historiques : pour une nouvelle activité, appliquez les règles actuelles exposées dans ce guide.

ACRE 2026 : l’exonération passe de 50 % à 25 %

Questions fréquentes sur l’ACRE auto-entrepreneur

L’ACRE réduit-elle encore les cotisations de moitié ?

Non pour une micro-entreprise créée ou reprise depuis le 1er juillet 2026. L’exonération est désormais de 25 %, ce qui revient à payer 75 % du taux normal. Les activités commencées avant cette date peuvent conserver l’ancien régime pendant leur période d’exonération.

Quel est le délai pour demander l’ACRE ?

La demande doit être transmise à l’Urssaf dans les 60 jours suivant la date d’ouverture de l’activité indiquée sur le justificatif de création.

Faut-il être inscrit à France Travail ?

Pas nécessairement. L’inscription ou l’indemnisation par France Travail fait partie des critères possibles, mais l’âge, le RSA, l’ASS, la PreParE, le handicap ou l’implantation dans certaines zones peuvent également ouvrir le droit.

Peut-on obtenir l’ARCE sans ACRE ?

Non. France Travail demande un justificatif d’obtention de l’ACRE pour accorder l’ARCE.

Quand commence et quand finit l’exonération ?

Elle commence à la date de début d’activité déclarée et prend fin au dernier jour du troisième trimestre civil suivant. Un démarrage en début de trimestre permet généralement de profiter d’une durée plus longue.

Sources officielles et guides complémentaires

Avertissement : ce contenu présente les règles générales connues au 26 août 2026. Il ne remplace pas une réponse de l’Urssaf, de France Travail, d’un expert-comptable ou d’un conseil juridique adaptée à votre situation.

Ancien nom et nouvelle demande d’ACRE

Si vous retrouvez le terme ACCRE dans un formulaire, un ancien article ou une notification, vérifiez d’abord la différence entre ACRE et ACCRE en 2026. Si vous avez déjà bénéficié de l’exonération, le guide sur le délai de trois ans entre deux ACRE explique le point de départ à retenir et les preuves à conserver avant une nouvelle création.