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CFE auto-entrepreneur 2026 : montant, exonérations et paiement
Un auto-entrepreneur peut devoir la CFE même s’il travaille à domicile, chez ses clients ou sans local commercial. Il est toutefois exonéré pendant l’année de création et lorsque son chiffre d’affaires hors taxes de référence ne dépasse pas 5 000 €. Au-delà, le montant dépend notamment de la commune et de la base minimum correspondant au chiffre d’affaires N-2.
Informations vérifiées le 19 août 2026. Les montants de CFE varient selon la commune et la situation de l’entreprise. Vérifiez toujours l’avis d’imposition et les sources officielles avant de déclarer ou payer.
Le statut micro exonère-t-il de CFE ?
Non. La CFE vise l’exercice habituel d’une activité professionnelle non salariée, indépendamment du régime micro. L’inscription à domicile, l’absence de chiffre d’affaires pendant quelques mois ou le fait de ne pas recevoir de clients ne créent pas à eux seuls une exonération permanente.
Notre guide général de la CFE 2026 présente les conditions d’assujettissement communes à toutes les entreprises.
Quelles exonérations concernent le micro-entrepreneur ?
Année de création
L’entreprise est normalement exonérée jusqu’au 31 décembre de son année de création. La déclaration initiale reste toutefois nécessaire. L’année suivante, la base d’imposition est réduite de 50 %.
Chiffre d’affaires inférieur ou égal à 5 000 €
L’exonération s’applique lorsque le chiffre d’affaires hors taxes réalisé en N-2 ne dépasse pas 5 000 €. Pour une activité récente exercée moins de douze mois, l’administration peut annualiser le chiffre d’affaires afin de vérifier ce seuil.
Activité ou implantation exonérée
Des activités bénéficient d’une exonération de plein droit, tandis que d’autres dispositifs dépendent d’une décision locale et d’une demande. L’intitulé de votre métier ne suffit pas : contrôlez les conditions précises et les justificatifs.
Quel est le montant de la CFE en micro-entreprise ?
Il n’existe pas de montant national unique. Lorsque la base minimum s’applique, la commune fixe une base dans une fourchette légale, puis son taux est appliqué. Pour 2026, les fourchettes commencent à 250 € et peuvent atteindre 7 769 € pour la tranche de chiffre d’affaires la plus élevée.
Attention : ces sommes sont des bases, pas la cotisation finale. Le détail complet figure dans notre barème de la base minimum CFE 2026.
Exemple de chronologie pour une création en 2026
| Période | Action | Effet attendu |
|---|---|---|
| Début d’activité en 2026 | Créer l’espace professionnel et préparer la 1447-C-SD | Année de création normalement exonérée |
| Avant le 31 décembre 2026 | Déposer la déclaration initiale | L’administration dispose des données de l’établissement |
| 2027 | Contrôler le premier avis et la base | Réduction de 50 % de la base de la nouvelle entreprise |
| Années suivantes | Vérifier N-2, commune et exonérations | Montant variable selon la situation |
Comment déclarer et payer ?
La déclaration initiale utilise le formulaire 1447-C-SD. Notre guide 1447-C-SD 2026 liste les informations à préparer. Ensuite, l’avis est consultable dans l’espace professionnel d’impots.gouv.fr et le paiement est dématérialisé. Une mensualisation ou un prélèvement à l’échéance peut être configuré selon les modalités proposées.
Que vérifier si le montant paraît anormal ?
- le chiffre d’affaires N-2 et une éventuelle annualisation ;
- la commune et l’établissement principal retenus ;
- la base minimum et le taux local, sans les confondre ;
- l’exonération de création, le seuil de 5 000 € ou une exonération d’activité ;
- un déménagement, une cessation ou une modification non signalée.
Pour replacer la CFE parmi la TVA, l’impôt sur le bénéfice et les autres obligations, consultez notre guide de fiscalité d’entreprise 2026.
CFE sans chiffre d’affaires : faut-il quand même agir ?
Une année sans recettes ne ferme pas automatiquement l’entreprise et ne supprime pas toutes ses obligations. Le seuil de 5 000 € se contrôle sur la période de référence N-2, tandis que la cessation d’activité suit une procédure distincte. Si l’avis paraît incompatible avec la situation, vérifiez d’abord l’année retenue et l’état administratif de l’établissement.
À l’inverse, ne payez pas aveuglément un montant qui semble erroné. Ouvrez l’avis, réunissez les preuves de chiffre d’affaires, de création ou de cessation et contactez le SIE dans le délai de réclamation. La contestation n’est pas toujours suspensive : demandez explicitement les modalités applicables au paiement.