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Obligations du franchiseur : avant et pendant le contrat
Obligations du franchiseur : DIP, marque, savoir-faire, formation, assistance et exécution du contrat. Les preuves à vérifier avant de signer.
Le franchiseur doit respecter les engagements précontractuels et contractuels qui fondent le réseau : information avant signature, droit d’utiliser la marque, transmission d’un savoir-faire et assistance prévue pendant le contrat. L’étendue exacte dépend des textes applicables, du DIP, du contrat et des prestations promises.
Les obligations du franchiseur en bref
| Moment | Point à vérifier | Preuve |
|---|---|---|
| Avant signature | Information précontractuelle dans le délai légal | DIP daté et projet de contrat |
| À l’entrée | Droit d’exploiter la marque et le concept | Contrat, titres et périmètre concédé |
| Démarrage | Transmission du savoir-faire et formation | Manuel, programme et attestations |
| Exploitation | Assistance technique ou commerciale promise | Services, contacts et comptes rendus |
| Pendant le contrat | Respect des clauses territoriales et financières | Contrat, factures et reporting |
Informer le candidat avant la signature
Lorsque les conditions de l’article L. 330-3 du Code de commerce sont réunies, le franchiseur remet un document d’information précontractuelle et le projet de contrat au moins vingt jours avant la signature ou avant le versement préalable d’une somme. Le DIP doit permettre au candidat de décider en connaissance de cause.
Contrôlez la date de remise, les comptes, le réseau, les entrées et sorties, le marché, la durée, le renouvellement, la résiliation, la cession et les exclusivités. Le délai de vingt jours est un minimum d’information, pas une validation de la rentabilité.
Donner accès à la marque et aux signes du réseau
Le contrat doit décrire les droits accordés : marque, enseigne, logo, territoire, durée et supports autorisés. Le franchiseur doit disposer des droits nécessaires et maintenir le cadre permettant leur usage conformément au contrat.
Vérifiez aussi ce qui arrive à la fin du contrat : retrait de l’enseigne, stocks, supports, noms de domaine, fichiers clients et délai de mise en conformité.
Transmettre un savoir-faire réel
Le savoir-faire ne se résume pas à quelques conseils génériques. Il doit permettre d’exploiter le concept selon les méthodes du réseau. Il est souvent transmis par une formation initiale, un manuel opératoire, des outils et des mises à jour.
- programme et durée de formation ;
- personnes formées et coût inclus ou séparé ;
- accès au manuel et aux procédures ;
- accompagnement avant l’ouverture ;
- mise à jour du concept pendant le contrat.
Le droit d’entrée peut rémunérer une partie de ces prestations initiales. Demandez des livrables précis.
Assister le franchisé pendant l’exploitation
L’assistance commerciale ou technique distingue la franchise d’une simple licence de marque. Son contenu doit être défini : animation, visites, support, formation continue, outils, achats, marketing ou accompagnement opérationnel.
Les royalties de franchise peuvent financer cette assistance. En cas de difficulté, conservez les demandes, réponses et comptes rendus. Une promesse vague est plus difficile à opposer qu’un service avec fréquence et responsable identifiés.
Exclusivité territoriale et publicité : attention aux raccourcis
Une exclusivité territoriale n’est pas un avantage automatique de toute franchise. Elle existe si le contrat la prévoit, selon un périmètre et des exceptions définis. Vérifiez notamment les ventes en ligne, la livraison, les clients nationaux et les implantations sous d’autres formats.
De même, l’organisation d’une publicité nationale ou locale dépend des engagements du réseau. Si une redevance publicitaire est facturée, contrôlez son assiette, son objet, les actions réalisées et les informations fournies aux franchisés.
Ce que le franchiseur ne garantit pas
- le chiffre d’affaires du point de vente ;
- la rentabilité du franchisé ;
- l’obtention d’un financement ;
- la qualité d’un emplacement choisi sans étude ;
- l’absence de concurrence ;
- le renouvellement automatique du contrat.
Le franchisé reste responsable de son entreprise. Il doit refaire ses prévisions, analyser la zone de chalandise et comprendre les avantages et inconvénients du modèle.
Checklist pour contrôler les engagements
- faire correspondre chaque coût à une contrepartie écrite ;
- demander le calendrier de formation et d’ouverture ;
- tester le support avec des franchisés récents ;
- vérifier les mises à jour du manuel et des outils ;
- lire les clauses de contrôle, sanction, résiliation et sortie ;
- comparer le discours commercial au DIP et au contrat ;
- faire relire les documents avant signature.
Le guide complet pour ouvrir une franchise organise ces vérifications dans le parcours global du projet.
Questions fréquentes
Le franchiseur doit-il garantir la rentabilité ?
Non. Il doit fournir les informations et prestations dues, mais le franchisé assume le risque de son exploitation. Une prévision n’est pas une garantie.
Le franchiseur doit-il accorder une exclusivité territoriale ?
Pas automatiquement. L’exclusivité et ses limites doivent être prévues par le contrat.
Une licence de marque suffit-elle à constituer une franchise ?
Non. La franchise repose également sur la transmission d’un savoir-faire et une assistance, selon l’économie du contrat.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas l’analyse du DIP et du contrat par un professionnel du droit ou du chiffre connaissant votre projet.