Facturation
Freebe avis : prix, suivi du temps et limites à vérifier
Freebe convient-il à votre activité ? Prix TTC par statut, heures facturables, rapprochement bancaire et contrôles à effectuer pendant l’essai.
Notre avis sur Freebe : l’outil mérite surtout un essai si vous travaillez seul et perdez le fil entre heures réalisées, factures envoyées et règlements reçus. Son intérêt n’est pas de promettre une gestion sans intervention : il est de rapprocher ces tâches. Si vous émettez seulement quelques factures simples, commencez par comparer ce besoin au coût d’un abonnement.
Analyse documentaire réalisée le 28 septembre 2026 à partir des tarifs, fonctionnalités et conditions publiés par Freebe. Nous n’avons pas effectué de test en compte client. Les exemples ci-dessous sont des simulations de travail, pas des résultats obtenus avec le logiciel.
Le bon cas d’usage : passer des heures travaillées à la facture
Un consultant vend une journée, un développeur facture des interventions, un créatif jongle entre forfaits et retouches. Dans ces situations, le problème n’est pas seulement d’éditer un PDF. Il faut distinguer le temps prévu, le temps réellement passé et celui que le client a accepté de payer.
Freebe annonce un chronomètre, la saisie manuelle de créneaux, la distinction entre temps facturable et non facturable, ainsi que la création d’une facture à partir des heures. Un relevé des temps peut être exporté en CSV. Ces possibilités sont décrites sur sa page gestion du temps ; leur adéquation à vos missions reste à vérifier pendant l’essai.
Exemple : une mission au forfait de 600 € mobilise 8 heures de production et 2 heures d’échanges et d’administration. Le chiffre d’affaires rapporté à tout le temps passé est de 600 ÷ 10 = 60 € par heure, avant charges et frais, et non 75 €. Ce n’est pas un bénéfice horaire. Mesurer les deux heures supplémentaires aide à revoir le prochain devis ; cela ne permet pas de les ajouter unilatéralement à la facture actuelle.
À l’inverse, pour une mission à l’heure, le contrôle décisif est la concordance entre le relevé envoyé au client et les lignes facturées. Un minuteur oublié pendant la pause déjeuner peut produire un relevé propre… et une facture fausse.
Prix de Freebe : combien payez-vous réellement ?
Au 28 septembre 2026, le sélecteur officiel affiche les montants suivants pour une micro-entreprise, en TTC. Le coût mensuel équivalent sert à comparer, mais ne décrit pas le rythme des prélèvements.
| Périodicité | Somme facturée | Coût sur 12 mois |
|---|---|---|
| Mensuelle | 15 € TTC par mois | 180 € TTC |
| Trimestrielle | 40 € TTC par trimestre | 160 € TTC |
| Annuelle | 150 € TTC par an | 150 € TTC, soit 12,50 €/mois en équivalent |
Le prix micro ne s’applique pas à tous les profils : en annuel, l’EI est affichée à 300 € TTC (250 € HT) ; les SAS/SASU et SARL/EURL à 540 € TTC (450 € HT). Vérifiez votre statut dans la grille Freebe avant de comparer deux devis.
L’annuel économise 30 € sur douze mensualités en micro, mais demande de payer la période en avance. Si vous hésitez encore sur votre organisation, ne confondez pas réduction annuelle et absence de risque de changement d’outil.
Automatisations : les deux contrôles à ne pas déléguer aveuglément
Le paiement reçu correspond-il à la bonne facture ?
La synchronisation bancaire de Freebe s’appuie sur Bridge et permet de rapprocher des mouvements de factures. Cela justifie de tester votre banque précise, pas de supposer qu’un affichage « connecté » règle tous les cas.
Prenez un cas représentatif de votre activité : une facture de 600 € réglée en deux fois, ou un versement couvrant plusieurs factures. Le contrôle attendu est simple : aucun double encaissement, le bon solde restant dû, et une pièce que vous savez retrouver. Ce scénario est une vérification à réaliser, pas un comportement que nous affirmons avoir testé sur Freebe.
La déclaration Urssaf a-t-elle été relue et confirmée ?
Pour la micro-entreprise, la fonction de déclaration du chiffre d’affaires nécessite un mandat et une confirmation de votre part. Préparer un montant et le transmettre sont deux étapes différentes : le logiciel ne dispense pas de vérifier les encaissements et leur affectation.
Un oubli de paiement saisi, un doublon ou une mauvaise catégorie ne devient pas correct parce que le calcul est automatique. Lors de l’évaluation, examinez la préparation et la traçabilité ; n’envoyez pas une déclaration fictive à l’Urssaf pour « tester ».
Un essai utile en cinq vérifications
Freebe propose 30 jours d’essai sans carte et demande un SIRET actif. L’accès mobile passe par le navigateur : sa FAQ indique que l’ancienne application native n’est plus disponible depuis 2023. Si vous travaillez souvent en déplacement, testez donc le site sur votre propre téléphone.
- Reconstituez une mission : production, échanges et temps non facturable. Voyez si la saisie reste praticable sans vous obliger à tenir un second tableau.
- Comparez forfait et facturation horaire : dans le premier cas, les heures servent à piloter ; dans le second, elles doivent correspondre à ce qui a été convenu avec le client.
- Contrôlez une correction : modifiez un créneau oublié ou mal classé et vérifiez le résultat. Utilisez les brouillons ou prévisualisations disponibles ; ne créez pas de fausses factures définitives.
- Vérifiez votre circuit de règlement : compatibilité bancaire, référence client, paiement partiel et éventuel remboursement. Demandez une démonstration au support pour un cas que vous ne pouvez pas contrôler sans opération réelle.
- Ouvrez l’export des temps : assurez-vous de pouvoir expliquer le relevé à un client. Pour une société ou une EI, demandez aussi à votre comptable quels documents et formats il lui faut : un CSV d’heures n’est pas un export comptable complet.
Le critère de réussite n’est pas le nombre de fonctions cochées. C’est la possibilité de mener votre mission habituelle jusqu’au suivi du paiement, sans ressaisie qui annule le temps gagné.
Annuler l’abonnement ne signifie pas récupérer les mois prépayés
Les CGV de Freebe, consultées le 28 septembre 2026, prévoient une reconduction de l’abonnement selon sa période. L’arrêt s’effectue depuis l’espace client. Il ne faut pas compter sur un remboursement automatique de la période restante ; les exceptions contractuelles, notamment en cas de cessation justifiée, ont leurs conditions.
Les documents déjà générés restent consultables et téléchargeables à l’issue de l’essai sans souscription, selon ces conditions. Cela ne constitue pas une promesse d’archivage perpétuel. Avant un départ, récupérez vos pièces utiles, vérifiez que vous pouvez les ouvrir et conservez la confirmation d’arrêt.
Faut-il choisir Freebe ou regarder ailleurs ?
Freebe est une piste cohérente si le suivi du temps fait partie de votre travail quotidien et si les contrôles ci-dessus valident votre circuit de facturation. Le passage des heures au document commercial peut alors être plus utile qu’une longue liste d’options rarement utilisées.
Une solution gratuite peut suffire si vous avez peu de clients, des forfaits stables et aucun besoin de chronométrage. Notre comparatif des logiciels de facturation gratuits détaille les limites à regarder avant de payer.
Un besoin d’équipe ou de gestion commerciale plus large exige un autre point de départ : plusieurs intervenants, pipeline de vente, stock, chantiers ou validation interne. Utilisez alors le comparatif des logiciels de facturation par activité pour établir votre sélection. Le bon choix est celui qui couvre votre travail réel, pas celui dont la marque ou le tarif d’appel paraît le plus rassurant.
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