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Dirigeante calculant les acomptes d’IS 2026 et le formulaire 2571 Dirigeante calculant les acomptes d’IS 2026 et le formulaire 2571

Finance & Pilotage

Acompte d’IS 2026 : calcul, dates et paiement

Les acomptes d’IS se règlent quatre fois par an avec le formulaire 2571. Voici les dates 2026, le calcul, les dispenses et le solde 2572.

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L’acompte d’IS est un paiement anticipé de l’impôt sur les sociétés. Une entreprise déjà soumise à l’IS verse en principe quatre acomptes au cours de l’exercice, puis régularise le montant définitif avec le relevé de solde. En 2026, les échéances ordinaires tombent les 16 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre.

L’essentiel à retenir

  • formulaire utilisé pour chaque acompte : 2571-SD ;
  • quatre échéances nominales : 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre ;
  • pas d’acompte si l’IS de référence ne dépasse pas 3 000 € ou pendant le premier exercice d’une société nouvellement soumise à l’IS ;
  • taux de calcul usuels : 6,25 % du bénéfice taxé à 25 % et 3,75 % de la fraction taxée à 15 % ;
  • solde déclaré avec le formulaire 2572-SD, après détermination de l’IS définitif.

Qu’est-ce qu’un acompte d’IS ?

L’impôt sur les sociétés n’est pas réglé en une seule fois après la clôture. L’entreprise avance une partie de l’impôt attendu pendant l’exercice. Ces versements ne constituent donc pas une charge fiscale supplémentaire : ils viennent en déduction du montant définitif calculé à partir du résultat fiscal.

Le cycle comporte trois documents distincts. La déclaration 2065 établit le résultat fiscal soumis à l’IS. Le relevé 2571 sert à payer chaque acompte. Le relevé 2572 compare enfin l’impôt définitif aux acomptes déjà versés afin de faire apparaître un solde à payer ou un excédent.

Qui doit payer les acomptes d’impôt sur les sociétés ?

Le mécanisme concerne les personnes morales et organismes redevables de l’IS. Il vise notamment les SAS, SASU, SA, SARL et EURL ayant opté pour cet impôt. Le choix du régime mérite d’être distingué du simple calendrier de paiement : notre guide sur la SASU à l’IS détaille les conséquences sur la rémunération, les dividendes et la trésorerie.

Deux dispenses sont particulièrement importantes pour les petites structures :

  • aucun acompte n’est dû lorsque l’IS de l’exercice précédent est inférieur ou égal à 3 000 € ;
  • une société nouvellement créée ou nouvellement soumise à l’IS ne verse pas d’acompte au titre de son premier exercice ou de sa première période d’imposition.

La dispense d’acomptes ne supprime pas l’impôt. Si l’exercice est bénéficiaire, la société paiera l’IS calculé lors du solde.

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Quelles sont les dates des acomptes d’IS en 2026 ?

Les échéances fiscales nominales sont fixées au 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. En 2026, le 15 mars tombe un dimanche : l’échéance est donc reportée au lundi 16 mars. Les trois autres dates restent inchangées.

Acompte Date limite en 2026 Formulaire
Échéance de mars 16 mars 2026 2571-SD
Échéance de juin 15 juin 2026 2571-SD
Échéance de septembre 15 septembre 2026 2571-SD
Échéance de décembre 15 décembre 2026 2571-SD

Pour une société qui clôture le 31 décembre, l’ordre est intuitif : mars, juin, septembre puis décembre. Pour une clôture décalée, le premier acompte de l’exercice dépend de la date de clôture.

Clôture comprise entre Premier acompte de l’exercice
20 novembre et 19 février 15 mars
20 février et 19 mai 15 juin
20 mai et 19 août 15 septembre
20 août et 19 novembre 15 décembre

Une date de paiement ne doit pas être confondue avec la date de dépôt de la liasse fiscale. Selon le régime, celle-ci comprend notamment les tableaux 2033 du réel simplifié ou les tableaux 2050 à 2059-G du réel normal.

Comment calculer un acompte d’IS ?

Le calcul part du bénéfice fiscal de référence. Pour un exercice de douze mois, chaque acompte représente en principe un quart de l’IS correspondant. Le formulaire traduit ce principe avec les taux suivants :

Fraction du bénéfice Taux d’IS Taux appliqué pour un acompte
Bénéfice au taux normal 25 % 6,25 %
Fraction éligible au taux réduit 15 % 3,75 %
Résultat net de concession ou sous-concession de brevets éligible 10 % 2,5 %

Le taux réduit de 15 % concerne, sous conditions, les premiers 42 500 € de bénéfice des PME dont le chiffre d’affaires hors taxes n’excède pas 10 millions d’euros. Le capital doit être entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques, directement ou par l’intermédiaire d’une société répondant elle-même aux conditions.

Si l’exercice de référence ne dure pas douze mois, le bénéfice servant de base est ramené à une durée de douze mois. Cette correction évite de calculer quatre acomptes complets sur un résultat couvrant une période plus courte ou plus longue.

Pourquoi le premier acompte peut-il être calculé sur N-2 ?

À l’échéance du premier acompte, l’entreprise peut ne pas encore connaître le résultat fiscal de l’exercice précédent. Elle utilise alors le bénéfice de l’avant-dernier exercice. Une régularisation intervient avec l’acompte suivant, lorsque le résultat N-1 est disponible.

Il faut raisonner en cumul : après le deuxième acompte, le total versé doit correspondre à la moitié de l’IS de référence. Cette méthode explique pourquoi le deuxième versement peut être supérieur ou inférieur aux autres.

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Exemple complet de calcul des acomptes

Une PME éligible au taux réduit clôture au 31 décembre. Son bénéfice fiscal N-1 atteint 70 000 €. Son IS de référence est calculé ainsi :

  • 42 500 € × 15 % = 6 375 € ;
  • 27 500 € × 25 % = 6 875 € ;
  • IS total de référence = 13 250 €.

Chaque acompte théorique représente donc 13 250 € ÷ 4, soit 3 312,50 €. Le formulaire arrondit les montants à l’euro le plus proche.

Supposons toutefois que le premier acompte de mars ait été calculé sur un IS N-2 de 10 000 €. La société a versé 2 500 €. En juin, elle connaît son IS N-1 : le cumul des deux premiers acomptes doit atteindre 6 625 €. Elle verse donc 4 125 € en juin. Les acomptes suivants retrouvent le niveau théorique issu de N-1.

Point de vigilance : l’impôt définitif dépend du résultat fiscal de l’exercice en cours. Les acomptes calculés sur N-1 n’en sont qu’une avance. Une croissance, une baisse d’activité ou l’utilisation de déficits fiscaux à l’IS peut donc modifier fortement le solde.

Peut-on réduire ou arrêter un acompte d’IS ?

Oui. Une entreprise qui estime que l’impôt de l’exercice en cours sera inférieur à la base historique peut moduler ses acomptes. Elle peut aussi ramener un acompte ultérieur à zéro lorsque les sommes déjà versées couvrent l’IS prévisionnel.

Cette décision doit reposer sur une estimation défendable : situation comptable récente, projection du résultat fiscal, retraitements extracomptables et crédits d’impôt attendus. Une modulation injustifiée expose l’entreprise à la majoration de 5 % et à l’intérêt de retard de 0,20 % par mois.

À l’inverse, une société peut augmenter volontairement un acompte si elle anticipe une forte hausse de bénéfice. Cela réduit le montant à décaisser lors du solde.

Comment déclarer et payer avec le formulaire 2571 ?

Le relevé d’acompte 2571-SD est transmis par voie électronique. L’entreprise peut utiliser le mode EFI depuis son espace professionnel sur impots.gouv.fr ou passer par un partenaire EDI. Le paiement est lui aussi dématérialisé, quel que soit le chiffre d’affaires.

  1. sélectionner l’échéance concernée ;
  2. indiquer les bases imposées à 25 %, 15 % et, le cas échéant, 10 % ;
  3. déduire les éléments prévus par le formulaire ;
  4. contrôler le montant net à payer ;
  5. télétransmettre le relevé et le télépaiement avant l’échéance.

Un même relevé ne doit pas regrouper plusieurs échéances. En cas de retard, l’acompte peut supporter une majoration de 5 % et un intérêt de 0,20 % par mois. Le non-respect de l’obligation de télépaiement entraîne également une pénalité spécifique.

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Comment calculer et payer le solde avec le formulaire 2572 ?

Une fois le résultat fiscal définitif connu, l’entreprise calcule son IS brut, impute les réductions et crédits d’impôt applicables, puis retranche les acomptes déjà versés. Le relevé de solde 2572-SD matérialise cette régularisation.

Pour une clôture au 31 décembre, le solde est normalement payé au plus tard le 15 mai de l’année suivante. Pour une autre date de clôture, l’échéance intervient en principe le 15 du quatrième mois suivant. Si les acomptes dépassent l’IS définitif, le relevé fait apparaître un excédent remboursable.

Le montant du solde ne peut être fiabilisé qu’après la détermination du résultat fiscal et la préparation de la déclaration de résultat 2065. La trésorerie doit donc être pilotée avec deux calendriers : les quatre avances et la régularisation finale.

Les grandes entreprises suivent-elles les mêmes règles ?

Le principe reste celui des quatre acomptes, mais le dernier versement obéit à des règles renforcées pour les groupes de très grande taille. À partir de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires, il est calculé à partir d’une estimation de l’IS de l’exercice en cours, avec un pourcentage qui augmente au-delà d’un milliard d’euros.

La notice 2571 de 2026 contient aussi des lignes propres aux contributions exceptionnelles visant certaines grandes entreprises et au secteur du transport maritime. Ces dispositifs ne doivent pas être appliqués par analogie à une PME.

Vidéo : comprendre le paiement et les acomptes d’IS

Cette présentation revient sur le fonctionnement général des acomptes et du solde. Les taux et dates doivent toujours être rapprochés du millésime fiscal en cours.

Comprendre le paiement et les acomptes d’impôt sur les sociétés

Ouvrir la vidéo directement sur YouTube.

La checklist avant chaque échéance

  • vérifier que la société est bien redevable d’un acompte et que le seuil de 3 000 € est dépassé ;
  • identifier le bon exercice de référence et retraiter une durée différente de douze mois ;
  • séparer correctement les fractions taxées à 15 %, 25 % et éventuellement 10 % ;
  • régulariser le premier acompte calculé sur N-2 dès que N-1 est connu ;
  • documenter toute modulation avec une estimation actualisée du résultat fiscal ;
  • ne pas confondre le relevé 2571, le relevé de solde 2572 et la déclaration 2065 ;
  • prévoir le décaissement dans le tableau de trésorerie du cocon Finance & Pilotage.

Une bonne gestion des acomptes ne consiste pas seulement à mémoriser quatre dates. Elle relie le résultat fiscal, les taux applicables, la trésorerie disponible et la régularisation finale. C’est cette chaîne complète qu’il faut contrôler pour éviter à la fois le retard de paiement et une avance de trésorerie inutile. Pour replacer ces échéances dans l’ensemble des obligations, consultez le guide général de la fiscalité d’entreprise.