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ARCE 2026 : montant, conditions et versements
L’ARCE permet de recevoir 60 % de ses droits ARE restants sous forme de capital. Montant, conditions, deux versements et démarches 2026.
Vérifié le 26 août 2026. L’ARCE permet à certains créateurs ou repreneurs d’entreprise de recevoir une partie de leurs droits au chômage sous forme de capital. En 2026, son montant correspond à 60 % des droits ARE restant à verser, avant une déduction de 3 % destinée au financement des retraites complémentaires. Le capital est payé en deux fois.
Cette aide peut financer un besoin concret de démarrage : équipement, stock, dépôt de garantie, communication ou trésorerie initiale. Mais elle remplace le maintien mensuel de l’ARE. Le bon choix dépend donc moins du montant affiché que de votre calendrier de dépenses, de vos revenus prévisionnels et du niveau de sécurité dont vous avez besoin.
ARCE 2026 en bref
- 60 % des droits ARE restants, avec une déduction de 3 % sur le capital ;
- 50 % du capital au premier versement, puis 50 % six mois plus tard ;
- ACRE obligatoire avant de demander l’ARCE ;
- ARCE et maintien mensuel de l’ARE non cumulables ;
- pour le second versement : activité toujours existante et absence de CDI à temps plein.
Qu’est-ce que l’ARCE ?
L’ARCE signifie Aide à la reprise ou à la création d’entreprise. Elle est versée par France Travail aux bénéficiaires de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) qui créent ou reprennent une entreprise et obtiennent l’ACRE.
L’ARCE ne constitue pas une subvention supplémentaire accordée en plus du chômage. Elle transforme une partie des droits ARE déjà acquis en capital. Les 40 % non convertis ne sont pas versés avec l’ARCE : ils peuvent, sous conditions, redevenir mobilisables si l’activité cesse et que l’entrepreneur se réinscrit à France Travail.
Avant de choisir cette option, replacez-la dans l’ensemble de votre projet. Notre guide des étapes pour créer son entreprise permet de vérifier que le statut, le financement et le calendrier des formalités sont cohérents.
Qui peut bénéficier de l’ARCE en 2026 ?
Les trois conditions centrales sont cumulatives :
- avoir créé ou repris une entreprise en France après la fin de son contrat de travail ;
- bénéficier de l’ARE ;
- bénéficier de l’ACRE, l’exonération temporaire de cotisations sociales accordée sous conditions.
Le statut de l’entreprise n’est pas, à lui seul, un obstacle : une micro-entreprise, une entreprise individuelle ou une société peuvent être concernées. En revanche, l’éligibilité dépend de la situation personnelle du demandeur, de l’ouverture de ses droits ARE et de l’obtention effective de l’ACRE.
Depuis le 1er janvier 2026, l’ACRE doit être demandée à l’Urssaf dans un délai maximal de 60 jours suivant le début d’activité. Cette étape est indispensable avant l’ARCE. Les conditions, les justificatifs et les taux sont détaillés dans notre guide ACRE 2026.
Quel est le montant de l’ARCE en 2026 ?
Le calcul part du capital de droits ARE restant à la date de création de l’entreprise, ou à la date d’ouverture des droits si elle est postérieure. L’ARCE représente 60 % de ce reliquat. Une participation de 3 % au financement des retraites complémentaires est ensuite déduite du capital ARCE.
Formule simplifiée :
ARCE après déduction = droits ARE restants × 60 % × 97 %
Exemple avec 18 000 € de droits ARE restants
- Capital ARCE avant déduction : 18 000 € × 60 % = 10 800 € ;
- déduction de 3 % : 10 800 € × 3 % = 324 € ;
- capital après déduction : 10 476 € ;
- premier versement indicatif : 5 238 € ;
- second versement indicatif six mois plus tard : 5 238 €, si les conditions sont toujours remplies.
Cet exemple illustre la mécanique, mais ne remplace pas le calcul de France Travail. Le nombre de jours restants, le montant journalier, les différés d’indemnisation et la date effective d’ouverture des droits peuvent modifier le calendrier ou le montant final. Utilisez le simulateur de France Travail et demandez une confirmation écrite pour votre situation.
Comment sont versées les deux moitiés de l’ARCE ?
Premier versement
La première moitié du capital est versée lorsque l’activité débute, à condition que les droits ARE soient ouverts et que le dossier ARCE soit complet. Si l’ouverture des droits intervient après la création, cette date plus tardive peut servir de point de départ. L’expression « capital immédiat » ne doit donc pas être comprise comme un virement garanti le jour de l’immatriculation.
Second versement six mois plus tard
La seconde moitié intervient six mois après le premier paiement. Depuis le 1er avril 2025, deux conditions doivent être respectées :
- l’activité non salariée créée ou reprise existe toujours ;
- le bénéficiaire n’exerce pas un emploi en CDI à temps plein.
Conservez les justificatifs d’activité et suivez les instructions transmises par France Travail. Le second versement ne doit pas être intégré à un budget comme une recette certaine si la poursuite de l’activité ou la situation professionnelle à six mois reste incertaine.
Comment demander l’ARCE étape par étape ?
- Ouvrir ou faire confirmer ses droits ARE. Inscrivez-vous à France Travail et faites vérifier le reliquat disponible.
- Créer ou reprendre l’entreprise. La formalité de création passe par le Guichet unique de l’INPI.
- Demander l’ACRE. En 2026, la demande doit être transmise à l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité, avec les justificatifs correspondant à votre situation.
- Déposer la demande d’ARCE. France Travail demande notamment le formulaire ARCE, la preuve d’obtention de l’ACRE et un justificatif d’immatriculation au Registre national des entreprises ou, selon le cas, un extrait K ou Kbis.
- Préparer l’échéance des six mois. Gardez une preuve de la continuité de l’activité et vérifiez que vous ne serez pas en CDI à temps plein au moment du second versement.
Ne créez pas l’entreprise trop tôt sans avoir sécurisé vos droits. L’ordre des démarches peut avoir des conséquences sur l’éligibilité et le montant du reliquat. Un échange avec France Travail avant l’immatriculation réduit ce risque.
ARCE ou maintien de l’ARE : comment choisir ?
| Critère | ARCE | Maintien de l’ARE |
|---|---|---|
| Forme du soutien | Capital en deux versements | Complément mensuel variable |
| Besoin principal | Financer des dépenses de départ identifiées | Conserver un revenu de sécurité |
| Suivi mensuel | Pas de maintien mensuel de l’ARE | Actualisation et déclaration des revenus |
| Risque | Consommer rapidement une partie des droits | Montant mensuel variable et régularisations possibles |
| Retraite de base | L’ARCE ne valide pas, à elle seule, des trimestres | L’inscription comme demandeur d’emploi peut permettre une validation selon les règles applicables |
L’ARCE est cohérente si le projet nécessite un investissement initial précisément chiffré et si le créateur peut vivre sans allocation mensuelle régulière. Le maintien de l’ARE est souvent plus protecteur lorsque les premiers revenus sont incertains ou que les dépenses de lancement sont faibles.
Pour une micro-entreprise, consultez aussi notre analyse du cumul ARE et auto-entrepreneur en 2026. Avant d’affecter l’ARCE à des dépenses, construisez un plan de financement et un plan de trésorerie prévisionnel.
Fiscalité, retraite et cessation d’activité : trois points souvent oubliés
L’ARCE est imposable
Les versements de l’ARCE sont imposables à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires. Le capital reçu ne doit donc pas être confondu avec une somme intégralement disponible pour l’entreprise. Anticipez l’impôt correspondant dans votre trésorerie personnelle.
Le versement ne valide pas directement des trimestres de retraite
Choisir l’ARCE ne permet pas, par le seul versement du capital, de valider des trimestres de retraite de base. La nouvelle activité peut cependant générer ses propres droits selon le statut, les revenus et les cotisations versées. Ce point mérite une simulation si la continuité des droits sociaux pèse dans votre choix.
Les 40 % de droits non transformés ne disparaissent pas automatiquement
Si l’activité cesse après le second versement, une reprise du reliquat ARE peut être possible après réinscription à France Travail. Un différé s’applique : il correspond notamment au nombre d’allocations représenté par le second versement de l’ARCE. France Travail doit confirmer le reliquat et le calendrier dans chaque dossier.
Les erreurs à éviter
- confondre l’ARCE, capital versé par France Travail, avec l’ACRE, exonération de cotisations sociales ;
- utiliser encore l’ancien taux de 45 %, remplacé par 60 % depuis le 1er juillet 2023 ;
- créer l’entreprise avant d’avoir vérifié l’ouverture et le reliquat des droits ARE ;
- oublier la demande d’ACRE dans le délai de 60 jours applicable en 2026 ;
- engager le second versement dans le budget sans vérifier les conditions à six mois ;
- choisir l’ARCE uniquement parce que le premier virement paraît élevé, sans comparer la sécurité du maintien ARE ;
- négliger l’impôt sur le revenu et les besoins personnels pendant la phase de lancement.
Vidéo : préparer sa création avec France Travail
Cette courte vidéo officielle de France Travail présente les premiers réflexes à avoir avant une création d’entreprise. Elle complète le guide, mais le montant de votre ARCE doit toujours être vérifié dans votre espace personnel ou avec votre conseiller.
Sources officielles consultées
- Service Public : aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) ;
- France Travail : ARE, ARCE et ACRE, guide 2026 ;
- France Travail : aides pour financer un projet entrepreneurial ;
- Urssaf : demander l’ACRE en 2026 ;
- INPI : Guichet unique des formalités d’entreprise.
Les règles d’assurance chômage dépendent notamment de la date de fin du contrat de travail et de l’ouverture des droits. Ce guide explique le cadre général vérifié en août 2026 ; seule une décision de France Travail confirme un montant individuel.
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