Assurance
Assurance Décennale 2026 : Prix par Métier, Obligation Légale et Comparatif
Ce qu’il faut retenir
→ Obligatoire pour tous les professionnels du BTP (loi Spinetta 1978, art. L241-1 Code des assurances). Y compris les auto-entrepreneurs.
→ Tarif moyen : ~1 850 €/an. Fourchette réelle : 500 €/an (peintre, petit CA) à 16 000+ €/an (TCE, gros CA).
→ Sanction sans décennale : 75 000 € d’amende + 6 mois de prison + interdiction d’exercer
→ Durée : couvre les dommages pendant 10 ans après réception des travaux
→ Économie possible : jusqu’à 40 % d’écart entre assureurs à garanties égales. Les 5 leviers de négociation sont détaillés plus bas.
→ Créateur d’entreprise : Orus offre -20 % la première année (entreprises < 6 mois). RC Pro incluse dans le contrat décennale.
Un défaut d’étanchéité découvert 3 ans après la fin du chantier. Le client constate des infiltrations. Réparation : 35 000 €.
Sans décennale, l’artisan paie de sa poche. Avec, c’est l’assureur qui gère — pendant 10 ans après la réception des travaux.
L’assurance décennale est la charge la plus lourde pour un artisan BTP. C’est aussi la seule barrière entre un sinistre post-chantier et la faillite. Le marché est opaque, les tarifs varient du simple au triple, et la plupart des guides en ligne sont soit trop juridiques soit publiés par des assureurs qui vendent leur propre produit.
Ce guide détaille les vrais prix par métier et par CA, compare les assureurs (néo vs traditionnels), et liste les leviers concrets pour réduire la prime.
Combien coûte une assurance décennale en 2026 ?
Le tarif moyen est d’environ 1 850 €/an (155 €/mois). Un peintre ou plaquiste avec un CA inférieur à 60 000 € paiera 500-1 000 €/an. Un maçon avec le même CA : 1 200-2 500 €/an. Un couvreur-étancheur ou un TCE à 200 000 € de CA peut dépasser 10 000 €/an. Le taux appliqué sur le CA est dégressif : plus le CA augmente, plus le taux baisse.
Transparence : guide éditorial indépendant. Certains liens sont affiliés. Notre méthodologie.
Sources : decennale.com, orus.eu, obat.fr, stootie.com, synobat.fr (mars 2026).
-20 % créateurs · RC Pro incluse · Devis en ligne
Qu’est-ce que la décennale et pourquoi est-elle obligatoire ?
L’assurance décennale (ou garantie décennale, ou RC décennale) couvre la réparation des dommages qui affectent la solidité d’un ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, pendant 10 ans après la réception des travaux.
L’obligation vient de la loi Spinetta du 4 janvier 1978 (article 1792 du Code civil, articles L241-1 et L242-1 du Code des assurances). Deux obligations croisées :
- Le constructeur doit souscrire une assurance décennale avant l’ouverture du chantier
- Le maître d’ouvrage (celui qui commande les travaux) doit souscrire une assurance dommages-ouvrage
En pratique, l’assurance dommages-ouvrage du client préfinance la réparation rapidement. Ensuite, l’assureur du client se retourne contre l’assureur décennale du constructeur responsable. Les deux contrats fonctionnent ensemble.
Ce que ça couvre concrètement :
- Fissures structurelles compromettant la solidité du bâtiment
- Infiltrations rendant le logement inhabitable
- Défauts sur les éléments indissociables (canalisations encastrées, chauffage central intégré, installation électrique noyée dans les murs)
- Affaissement de fondations, défauts de charpente, problèmes d’étanchéité
Ce que ça ne couvre pas :
- Les dommages purement esthétiques (trace sur la peinture, nuance de teinte) — ça relève de la garantie de parfait achèvement (1 an)
- Les dommages détectables à la réception des travaux — seulement les vices cachés
- Les éléments d’équipement dissociables (chaudière posée mais démontable = garantie biennale de bon fonctionnement, 2 ans)
- Les dommages causés par l’usure normale ou le mauvais entretien du maître d’ouvrage
- Les travaux d’un sous-traitant non déclaré
Qui doit souscrire une décennale ?
Tous les professionnels qui participent à la construction d’un ouvrage. Le statut juridique n’a aucune importance — un auto-entrepreneur maçon a exactement la même obligation qu’une SARL de 50 salariés.
Sont concernés :
- Gros œuvre : maçon, charpentier, couvreur, terrassier, étancheur
- Second œuvre : électricien, plombier-chauffagiste, peintre, carreleur, menuisier, plaquiste, agenceur
- Conception : architecte, maître d’œuvre, bureau d’études, ingénieur-conseil, contrôleur technique
- Promotion : promoteur immobilier, lotisseur, vendeur d’immeubles à construire
- Cas particulier : le particulier qui construit pour lui-même (obligation de dommages-ouvrage, pas de décennale)
Ne sont pas concernés par l’obligation :
- Les sous-traitants — pas de lien direct avec le maître d’ouvrage. Mais leur responsabilité peut quand même être engagée par l’entreprise principale. Conseil : toujours vérifier que le sous-traitant a sa propre décennale.
- Les travaux sur des ouvrages de génie civil non soumis à obligation (ponts, routes, tunnels — sauf si accessoires à un ouvrage soumis)
Prix de la décennale par métier et par CA — le vrai tableau
Le tarif dépend de trois facteurs principaux, dans cet ordre d’impact :
- Le métier exercé — gros œuvre = risque élevé = prime élevée. Second œuvre = risque plus faible = prime plus basse.
- Le chiffre d’affaires — mais attention : le taux n’est pas proportionnel. Plus le CA augmente, plus le taux appliqué diminue. Un électricien à 50k€ de CA paie environ 2 % en prime. À 300k€, environ 1 %.
- L’expérience et la sinistralité — un artisan avec 10+ ans sans sinistre paie jusqu’à 30 % de moins qu’un débutant.
| Métier | CA < 60k€ | CA 60-120k€ | CA 120-250k€ | Risque |
|---|---|---|---|---|
| Peintre / plaquiste | 500-1 000 € | 1 000-1 500 € | 1 500-2 500 € | Faible |
| Électricien | 700-1 200 € | 1 200-2 000 € | 2 000-3 500 € | Moyen |
| Plombier / chauffagiste | 800-1 500 € | 1 500-2 500 € | 2 500-4 500 € | Moyen-élevé |
| Menuisier / charpentier | 900-1 800 € | 1 800-3 000 € | 3 000-5 000 € | Moyen-élevé |
| Maçon / gros œuvre | 1 200-2 500 € | 2 500-4 000 € | 4 000-7 000 € | Élevé |
| Couvreur / étancheur | 1 500-3 000 € | 3 000-5 000 € | 5 000-8 000 € | Élevé |
| Tous corps d’état (TCE) | 3 000-6 000 € | 6 000-10 000 € | 10 000-16 000+ € | Très élevé |
Fourchettes constatées sur decennale.com, stootie.com, orus.eu et les grilles tarifaires publiques des assureurs (mars 2026). Le tarif exact dépend du CA, de l’expérience, de la sinistralité, de la franchise choisie et de l’assureur.
Deux constats que la plupart des guides ne disent pas :
Premier constat : si tu exerces plusieurs activités (électricité + plomberie + placo), tu ne paies pas la somme de chaque. L’assureur calcule un taux moyen pondéré par l’activité la plus risquée. Mais tu dois déclarer TOUTES tes activités. Déclarer uniquement l’électricité pour payer moins cher quand tu fais aussi de la plomberie = non-couverture en cas de sinistre sur la plomberie.
Deuxième constat : les auto-entrepreneurs dont le CA est plafonné (188 700 € en vente, 77 700 € en services) paient en moyenne 30-50 % de moins qu’une entreprise classique à CA équivalent. Le plafond de CA réduit l’exposition au risque perçue par l’assureur.
5 leviers concrets pour réduire la prime
Les prix varient de 30 à 100 % entre assureurs pour le même profil. Voici les leviers qui fonctionnent :
- Le dossier sinistre propre — c’est le levier le plus puissant. Un historique de 3-5 ans sans sinistre peut débloquer 10-20 % de réduction informelle. Demande un relevé de sinistralité à ton assureur actuel et présente-le aux concurrents.
- La mise en concurrence — obtenir 3 à 5 devis via un courtier BTP (Batimut, Assurément BTP) ou en ligne (Orus, Simplis, APRIL). Ne jamais signer le premier devis. Le simple fait de comparer met les assureurs en concurrence.
- Le regroupement de garanties — souscrire décennale + RC Pro + multirisque dans le même contrat chez le même assureur = remises multi-contrats de 10 à 25 %. Orus propose ce package.
- La franchise plus élevée — accepter une franchise de 2 000 € au lieu de 500 € réduit la prime. Pertinent si tu as de la trésorerie pour absorber les petits sinistres. Pas pertinent si chaque euro compte.
- L’expérience justifiable — au-delà de 10 ans d’expérience documentée (fiches de paie, attestations de travail, diplômes), certains assureurs appliquent 15 % de réduction. À l’inverse, un débutant fraîchement diplômé sera majoré d’environ 10 %.
Un 6ème levier souvent ignoré : déclarer un CA prévisionnel réaliste. Ni sous-estimer (risque de refus d’indemnisation si sinistre), ni sur-estimer (prime gonflée inutilement). Le CA se régularise en fin d’année — mieux vaut partir juste et ajuster que partir haut.
RC Pro incluse · Tarif proportionnel au CA
Néo-assureurs vs traditionnels — qui choisir pour la décennale ?
| Critère | Néo-assureurs (Orus, Simplis) | Traditionnels (ProBTP, MMA, APRIL) |
|---|---|---|
| Souscription | 100 % en ligne, 5-10 min | Formulaire + RDV conseiller, 1-5 jours |
| Attestation | Immédiate (PDF ou wallet mobile) | 48h à 1 semaine |
| Tarif | Compétitif sur les petits CA | Plus cher au démarrage, dégressif sur les gros CA |
| Franchise | 500-2 000 € selon choix | Variable, souvent moins flexible |
| RC Pro incluse | Oui (Orus, Simplis) | Oui (ProBTP, MMA, APRIL) |
| Gestion sinistres | Peu de recul (Orus fondé 2021) | 20-100+ ans d’historique |
| Activités à risque élevé | Couvertes mais limites possibles | Spécialistes BTP (ProBTP) |
| Réduction créateur | -20 % chez Orus | -30 % 1ère année chez ProBTP |
👉 Verdict : pour un auto-entrepreneur ou une petite entreprise qui démarre, les néo-assureurs sont souvent plus accessibles (process rapide, attestation immédiate, tarifs compétitifs). Pour une entreprise établie avec un CA > 200k€ et des activités de gros œuvre complexes, les assureurs traditionnels spécialisés BTP (ProBTP notamment) ont l’expertise et le track record sinistres que les néo-assureurs n’ont pas encore.
Base réclamation vs base survenance — le piège technique
C’est le point technique que 90 % des artisans ignorent — et qui peut coûter très cher au moment de changer d’assureur.
Base réclamation : c’est l’assureur en vigueur au moment où le client réclame (déclare le sinistre) qui paie. Pas l’assureur en vigueur au moment des travaux.
Base survenance : c’est l’assureur en vigueur au moment où le dommage survient (même si la réclamation arrive des années après) qui paie.
Pourquoi c’est important ? Si tu changes d’assureur et que ton ancien contrat était en base réclamation, il faut vérifier la garantie subséquente : ton ancien assureur doit continuer à couvrir les sinistres déclarés après la fin du contrat pour les travaux réalisés pendant sa période de validité. Cette garantie subséquente est obligatoire et dure au minimum aussi longtemps que la responsabilité décennale (10 ans).
Le risque concret : changer d’assureur sans vérifier la continuité de couverture = un trou dans la garantie. Si un client réclame pour des travaux faits il y a 4 ans et que ni l’ancien ni le nouveau assureur ne couvre, l’artisan paie de sa poche.
Avant de changer d’assureur pour économiser : vérifier les garanties ligne à ligne (plafonds, franchises, activités couvertes) ET vérifier la clause de garantie subséquente de l’ancien contrat. Le moins cher peut coûter plus cher si la couverture est moins bonne.
Décennale vs RC Pro — la différence (et pourquoi tu as besoin des deux)
| Critère | Décennale | RC Pro |
|---|---|---|
| Quand | Après réception des travaux (10 ans) | Pendant l’exécution du contrat |
| Quoi | Solidité de l’ouvrage / impropriété à destination | Erreur, négligence, retard, dommage à un tiers |
| Exemple | Fissures dans le mur porteur 3 ans après | Casse du matériel du client pendant le chantier |
| Obligatoire BTP | Oui | Oui |
| Un artisan BTP a besoin de | Les deux. Pas l’un ou l’autre. | |
La RC Pro couvre ce qui se passe pendant le chantier (un ouvrier d’une autre entreprise blessé, du matériel cassé, un retard qui coûte au client). La décennale prend le relais après la réception et couvre les vices de construction pendant 10 ans.
La bonne nouvelle : la plupart des assureurs (Orus, Simplis, APRIL, MMA, ProBTP) proposent les deux dans le même contrat. C’est d’ailleurs un levier de réduction de prime (voir levier #3 ci-dessus).
Pour le comparatif complet des assureurs RC Pro (tarifs, franchises, limites) : RC Pro 2026 — comparatif 7 assureurs.
Les mentions obligatoires sur les devis et factures
Depuis la loi Macron (décret du 5 janvier 2016), tout professionnel du BTP doit indiquer sur chaque devis et chaque facture :
- L’assurance professionnelle souscrite (type de contrat : décennale + RC Pro)
- Le nom et les coordonnées de l’assureur
- Le numéro du contrat
- La couverture géographique du contrat
Ne pas le faire = risque de sanction + perte de crédibilité auprès du client. Un maître d’ouvrage averti vérifiera l’attestation avant de signer. C’est d’ailleurs une bonne pratique : joindre l’attestation décennale en annexe de chaque devis.
L’attestation doit être en cours de validité au moment de l’ouverture du chantier. Pas après — avant.
Sanctions en cas d’absence de décennale
Exercer sans décennale quand l’obligation s’applique :
- Amende jusqu’à 75 000 € (article L243-3 du Code des assurances)
- 6 mois d’emprisonnement
- Interdiction d’exercer / radiation de l’ordre professionnel
- En cas de sinistre : indemnisation intégrale du tiers sur les fonds propres de l’artisan — pas de plafond, pendant 10 ans
Un sinistre décennal à 50 000-100 000 € sans assurance, c’est la liquidation assurée pour un auto-entrepreneur ou une petite entreprise. Le ratio coût de la prime vs risque financier est sans appel.
Si tu as été refusé par plusieurs assureurs (historique de sinistres, activité jugée trop risquée), tu peux saisir le Bureau Central de Tarification (BCT) qui a le pouvoir d’obliger un assureur à te couvrir — mais à un tarif majoré.
Questions fréquentes sur l’assurance décennale
La décennale est-elle obligatoire pour un auto-entrepreneur BTP ?
Oui. Le statut juridique ne change rien à l’obligation. Un auto-entrepreneur maçon, plombier ou électricien a exactement les mêmes obligations qu’une SARL. L’attestation doit être fournie avant chaque chantier.
Combien coûte une décennale pour un auto-entrepreneur ?
Les auto-entrepreneurs paient en moyenne 30-50 % de moins qu’une entreprise classique grâce au plafond de CA. Un électricien auto-entrepreneur avec un CA de 40-50k€ peut trouver des contrats à partir de 70-80 €/mois. Un maçon : 100-200 €/mois selon l’activité exacte.
Peut-on souscrire la décennale après le début du chantier ?
Non. L’assurance doit être souscrite avant l’ouverture du chantier. Un contrat souscrit en cours de travaux ne couvrira pas les dommages liés à ce chantier. C’est une condition de validité, pas une recommandation.
Que couvre la décennale que la RC Pro ne couvre pas ?
La RC Pro couvre les dommages pendant le chantier. La décennale couvre les défauts de construction qui apparaissent après la réception, pendant 10 ans. Un artisan BTP a besoin des deux — ce sont des couvertures complémentaires, pas interchangeables.
Comment changer d’assureur décennale ?
Résilier à la date anniversaire du contrat (préavis 2 mois généralement, par courrier recommandé). S’assurer que le nouveau contrat prend effet AVANT la fin de l’ancien pour éviter toute interruption de couverture. Vérifier la clause de garantie subséquente de l’ancien contrat — elle doit couvrir les travaux passés pendant 10 ans.
Les sous-traitants sont-ils couverts par la décennale de l’entreprise principale ?
Non. Les sous-traitants sont exclus du champ de la décennale car ils n’ont pas de lien direct avec le maître d’ouvrage. Mais l’entreprise principale reste responsable des travaux sous-traités. En pratique : toujours exiger l’attestation décennale du sous-traitant avant de le faire intervenir.
Orus propose-t-il la décennale ?
Oui. Orus propose des contrats décennale pour les artisans BTP, avec RC Pro incluse, souscription en ligne et attestation immédiate. -20 % pour les entreprises créées depuis moins de 6 mois. Voir les offres Orus.
La décennale est-elle déductible fiscalement ?
Oui, la prime d’assurance décennale est une charge professionnelle déductible du résultat imposable. Pour les auto-entrepreneurs au régime micro, la déduction est déjà intégrée dans l’abattement forfaitaire (50 % BIC services, 71 % BIC vente). Pour les entreprises au régime réel, la prime se déduit directement.
Verdict — le choix éditorial de pharrell.fr
La décennale n’est pas optionnelle pour les artisans BTP. C’est une obligation légale et, au-delà de la loi, une condition de survie de l’entreprise.
Pour un auto-entrepreneur ou une petite entreprise qui démarre, Orus offre le process le plus simple : souscription en ligne, attestation immédiate, RC Pro incluse, -20 % créateurs. Le tarif est proportionnel au CA, ce qui évite de surpayer la première année.
Pour une entreprise établie avec un CA > 200k€ et des activités de gros œuvre, ProBTP et APRIL Construction ont l’expertise sinistres et les contrats sur mesure que les néo-assureurs ne proposent pas encore.
Dans tous les cas : comparer au moins 3 devis. L’écart peut atteindre 40 % à garanties égales. Et vérifier les franchises, les exclusions, et la clause de garantie subséquente — pas juste le tarif mensuel.
Protéger ton activité BTP :
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Pharrell
Entrepreneur et éditeur de pharrell.fr. Spécialiste des outils et services pour indépendants et TPE. Notre méthodologie.