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Cession d’actions en SAS : Tout ce que vous devez savoir pour réussir

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Cession d’action en SAS : Procédure et formalités juridiques

Dans une Société par Actions Simplifiée (SAS), les actionnaires détiennent des actions et en sont donc propriétaires. En principe, ils sont libres de céder ou de vendre leurs actions à des tiers. Cependant, il est possible d’encadrer cette cession en prévoyant des clauses spécifiques dans les statuts de la SAS.

Lors de la rédaction des statuts, il est important d’anticiper la situation et de prévoir ces clauses afin de garantir que la cession d’actions soit valable. Ces clauses peuvent inclure des conditions de vente, des droits de préemption pour les autres actionnaires, ou encore des modalités particulières pour fixer le prix de cession.

Pour que la cession d’actions en SAS soit valable, il est également nécessaire de respecter une procédure spécifique. Cela implique notamment d’informer les autres actionnaires de l’intention de céder les actions, de leur donner la possibilité de les racheter en priorité, et de respecter les formalités légales liées à la cession.

En conclusion, bien que la cession d’actions soit en principe libre dans une SAS, il est recommandé d’encadrer cette opération en prévoyant des clauses spécifiques dans les statuts. De plus, il est important de suivre la procédure prévue par la loi pour que la cession soit valable.

Les clauses statutaires pour encadrer la cession d’action en SAS

Parmi les différentes clauses que l’on peut retrouver dans une cession d’actions en SAS, on peut mentionner :.

La clause de préemption

La clause de préemption en SAS est une disposition qui donne aux associés le droit d’acheter en premier les actions lorsqu’une cession est envisagée. Pour mettre cette clause en pratique, l’associé vendeur doit informer les autres associés de son projet de cession. Cela permet aux associés d’exercer leur droit de préemption et de décider s’ils souhaitent acheter les actions proposées avant qu’elles ne soient vendues à un tiers. C’est une mesure importante pour protéger les intérêts des associés et maintenir la stabilité au sein de la société.

La clause d’agrément

La clause d’agrément en SAS est une obligation pour un associé qui souhaite céder ses actions. Avant de procéder à la cession, l’associé doit obtenir le consentement préalable de la société ou d’un groupe d’associés. Les modalités d’application de cette clause sont précisées dans les statuts de la société, notamment l’organe compétent pour décider de l’agrément, les conditions pour obtenir cet agrément, ainsi que les modalités d’achat des actions par les autres associés ou par la société en cas de refus d’agrément.

La clause d’inaliénabilité

La clause d’inaliénabilité est une disposition essentielle à prendre en compte lorsqu’on envisage de céder des actions dans une SAS. Elle empêche la cession des actions pendant une durée déterminée, qui ne peut pas dépasser dix ans. Il est donc crucial de consulter les statuts de la SAS avant d’entreprendre une cession d’actions. En effet, si les dispositions statutaires ne sont pas respectées, l’associé souhaitant céder ses actions peut être sanctionné.

La promesse de cession d’actions


La promesse de cession d’actions en SAS est une pratique courante lorsqu’un vendeur et un acheteur souhaitent conclure une vente future. Dans ce cas, le vendeur s’engage à vendre ses actions à un prix convenu, tandis que l’acheteur peut également s’engager à acheter les actions au prix déterminé. La promesse de cession d’actions doit préciser les modalités de la vente ainsi que sa durée. Elle peut également inclure des conditions suspensives, c’est-à-dire que la vente ne sera finalisée qu’une fois que ces conditions auront été remplies. Une bonne gestion d’entreprise est essentielle pour réussir, et cela passe par l’utilisation des bons outils. Le Blog du Dirigeant teste et recommande les meilleurs outils de gestion du marché pour vous aider dans cette tâche.

Les formalités à accomplir pour la cession d’actions dans une SAS

La cession d’actions dans une SAS peut sembler simple, mais il y a quelques formalités à respecter pour que la cession soit légale et opposable aux tiers.

La rédaction de l’acte de cession d’actions

La loi n’exige pas que la cession d’actions d’une SAS soit formalisée par écrit, mais il est fortement recommandé de rédiger un acte de cession. Cela permet de prouver la cession en cas de litige ultérieur. L’acte doit contenir les informations essentielles telles que l’identité du vendeur et de l’acquéreur, le nombre d’actions cédées, le prix de cession, les modalités de paiement et le délai de transfert des actions. Il est également possible d’inclure une clause de garantie du passif dans l’acte de cession, qui protège l’acquéreur contre les dettes antérieures à la cession. Cette clause engage le cédant à assumer les dettes qui ne figurent pas dans le bilan mais dont l’origine remonte avant la cession.

La signification de la cession d’actions à la société

La cession d’actions en SAS doit être signifiée par le cédant par lettre recommandée avec accusé de réception. C’est une étape obligatoire, mais ne t’inquiète pas, ce n’est pas compliqué ! Dans cette lettre, il faut simplement mentionner l’identité du vendeur et de l’acquéreur, le nombre d’actions cédées et la date de la cession. Une fois la lettre de signification envoyée, la cession d’actions devient officielle et opposable aux tiers. La SAS pourra alors mettre à jour son registre des mouvements de titres.

La déclaration de la cession d’actions au Service des impôts des entreprises

Lorsque vous cédez des actions dans une SAS, il est important de savoir que vous devez déclarer cette cession aux services des impôts dans un délai d’un mois à compter de la signature de l’acte de cession. Cette formalité est obligatoire et payante. En effet, vous devrez payer des droits d’enregistrement qui sont fixés à 0,10% du prix de cession convenu. En général, le prix de cession est librement fixé par les parties, sauf si les statuts ou le pacte d’associés de la SAS ont déjà prévu un prix de cession spécifique. Toutefois, en cas de conflit sur le montant du prix, il est possible de faire appel à un expert pour le déterminer.

Fiscalité de la cession d’action en SAS

Lorsque vous cédez des actions en SAS, vous serez soumis à des prélèvements fiscaux. Les plus-values de cession seront soumises à un prélèvement forfaitaire unique de 12,80% et des prélèvements sociaux au taux de 17,20%. Cependant, vous avez la possibilité d’opter pour l’imposition de la plus-value au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Il est important de noter que dans ce cas, vous ne pourrez pas bénéficier des abattements pour durée de détention. Pour plus d’informations sur la fiscalité d’une cession d’actions en SAS, vous pouvez consulter notre article « Cession d’actions d’une SAS : quelle fiscalité ? ».

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